La béatitude: une tare ?

tree-838667_1280Voilà quelques temps maintenant que je me sens dans une sorte de béatitude. D’ordinaire fort angoissé, plutôt tourné sur les blessures du passé, je ressens, depuis quelques semaines, la joie de vivre, la beauté du monde, et la compassion et l’empathie que je ressentais déjà passablement se sont amplifiés. Dire que je ne juge plus personne serait mentir, toutefois mes jugements sont accompagnés très vite de compréhension, de tolérance.

Je me sens également d’humeur au pardon, au merci. Bref, je me sens dans une espèce de béatitude latente. Dans notre société, est-ce une tare ?

Etrange question que celle-ci, et pourtant, voici d’où elle vient: J’ai un compte Facebook, et je partage mon état avec mes « amis Facebook ». Les mercis, les « excellente journée pleine de lumière et de chaleur », tant de messages positifs, de messages d’Amour, les gens n’ont pas l’habitude. Par deux fois, un ou l’autre de mes amis facebook m’a demandé « qu’est-ce que tu fumes, ça à l’air bon… » ou « est-ce de la psychologie positive ? ».

Je ne fume rien, et non, je n’essaie pas d’appliquer une sorte de psychologie positive. Je profite juste de l’instant présent.

Ca ne s’est pas fait en un jour, et le chemin est encore long. Pour en arriver là, j’ai beaucoup souffert. Je me suis fait beaucoup souffrir. J’ai accepté pendant très longtemps qu’on me manque de respect. Je me suis moi-même manqué de respect pendant plusieurs décennies. Puis j’ai enfin compris. J’ai compris que la culpabilité ne servait à rien. J’ai compris pourquoi certains coachs m’ont parlé de transformer culpabilité en responsabilité. J’ai compris pourquoi on peut toujours se considérer responsable de sa propre souffrance.

Tout est question de choix, et de responsabilité. Bien sûr, il y a des chances que toi, lecteur, en lisant ses lignes, tu te dises « Mais bien sûr !!! C’est facile … N’importe quoi … Qu’est-ce qu’il a fumé celui-là ? ». J’ai eu la même réaction dans le passé. Si tu lis ceci, c’est que peut-être, tu es déjà sur le bon chemin. Alors peut-être est-il temps pour toi d’approcher quelques lectures intéressantes. Voici quelques-uns des livres qui m’ont accompagné sur ma route:

Le premier m’a appris qui j’étais, à savoir un « surefficient mental », ou un « surdoué ». Peu importe le nom qu’on lui donne. Page après page, ce bouquin a décrit ma vie, mon fonctionnement:

Je pense trop – Comment canaliser ce mental envahissant – Christel Petitcollin

Le second m’a apporter un point de vue sur le monde, sur ce que je savais du monde, et sur la structure de mon apprentissage de la vie, sur le « rêve de la planète »:

Les quatre accords toltèques – Don Miguel Ruiz

Les quatre accords toltèques – Don Miguel Ruiz

Le suivant m’a appris que ce n’est que dans l’action que l’on peut changer les choses pour soi-même:

L’Alchimiste – Paolo Coelho

L’Alchimiste – Paolo Coelho

On m’a ensuite prêté un livre qui m’a fait comprendre que le chemin est long, que la patience est reine des vertus:

Le Chevalier à l’Armure Rouillée – Robert Fischer

Le Chevalier à l’Armure Rouillée – Robert Fischer

Tous ces livres, je ne les ai pas lu d’un coup, ni à la suite. Ces lectures ont été réparties sur plusieurs années. Et dans beaucoup de cas, il m’a fallu du temps pour les entamer, puis pour les reprendre, et enfin pour les lire. Ce sont des écrits que l’on ne lit que lorsqu’on est prêt à en saisir la portée, à en absorber la sagesse.

Alors, faites un premier pas. Choisissez le titre ou le thème qui vous parle le plus, rendez-vous dans une petite librairie pour la soutenir, plutôt que de financer des mastodontes comme Amazon ou Payot, et lancez-vous dans les premières pages du livre choisi. Si vous n’accrochez pas immédiatement, ne forcez pas. Posez-le sur votre étagère, sur votre table de nuit, et un jour, il vous sautera dans les mains, et vous en reprendrez la lecture. C’est sûr.

3 réflexions sur “La béatitude: une tare ?

  1. Salut Akim! Je parcours ton site qui me plaît beaucoup. Et ce sujet plus particulièrement, car je me trouve un peu dans la même situation.
    Pour la lecture, je te conseille Richard Bach, mon livre de chevet étant «Le Messie récalcitrant». Son plus connu est Jonathan Livingston le goéland et il en a écrit bien d’autres, à découvrir en dégustant toutes les pages. J’ai beaucoup aimé Ruiz, beaucoup moins depuis que je l’ai vu en conférence à Vevey… Sinon une série intéressante, à ne pas prendre forcément à 100%: La prophétie des Andes de James Redfield.

  2. Bonjour Cvrin. Merci pour ton message. J’ai vu Jonathan Livingston le Goéland en film quand j’avais une douzaine d’année. je n’y avais rien compris. Maintenant j’ai relu le livre il y a 10 jours 🙂 Très beau en effet, et cette fois, j’ai mieux compris.

    Je vais penser à jeter un oeil aux autres. Le Messie Récalcitrant m’avait été recommandé il y a des années. Mais je ne l’ai jamais lu.

  3. Peut-être que le moment actuel s’y prête mieux, au vu de ton parcours?
    Je te souhaite de belles lectures et bien d’autres choses pour 2016, au plaisir de te revoir à une sortie photo ou ailleurs, qui sait!

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